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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 16:00

Article "Les Bières de la Goutte d'Or ont conquis le 18ème" - Quartiers en transition.

 
Wouaouh ! Valoriser et promouvoir la consommation l’alcool, quelle belle alternative de transition à nos sociétés de consommation déjà bien malades d’alcoolisme !!!
Produire et consommer local est une chose, mais le mouvement des villes en Transition n’amène -t-il pas à se pencher sur nos modes de vie, nos habitudes et comportements individuels et à oeuvrer notamment dans le sens d’une consommation et de relations plus saines ?
Les enfants ont-ils besoin de boire de l’alcool pour se relier spontanément, naturellement et s’amuser
 
Z.
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En somme, c’est comme dans les nombreuses boutiques de monastères où se vendent bières et autres breuvages à base d’alcool, fabriqués par moines et moniales. Sans doute un glissement sémantique de la spiritualité aux spiritueux. Il faut bien qu’existent quelques compensations au manque de plénitude propice à une convivialité saine et naturelle.
Il faudrait peut-être recommander la lecture de “L”éloge du vin” du soufi Ib’n Al Faridh : “Nous avons bu un vin qui nous a enivrés avant la création de la vigne”. Autrement dit une ivresse naturelle nous dispensant de tout artifice.

 

 Zibeline

 

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Il n’est point question de “prohibition” mais de choisir ce que l’on valorise dans le cadre d’une démarche qui se veut alternative. S’il s’agit de se donner bonne conscience et de caricaturer la société de consommation et d’en reproduire les schémas via des versions “bio” ou “locales” … nous restons dans une parodie d’alternative.
Mais libre à chacun de boire ou non et d’apprécier où se situe “l’enfermement dommageable” ! 
 
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Omar Kayyam savait user des deux ! "Le bon vin réjouit le coeur de l'homme"! Tout est une question de mesure et de juste milieu, non ? Attar ne dit-il pas à celui qui est "ivre d'amour" : "Si tu ne distingues pas l'anéantissement de l'ivresse, ne te vante pas alors de l'anéantisssement" (Le Livre Divin)
 
Tournysol
 
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www.terre-du-ciel.fr/.../site_forum_incarner_utopie2012.pdf

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26e Forum Terre du Ciel. Incarner l'Utopie. Comité de pilotage : Alain Aubry, Alain ... 7-8-9 avril (Pâques) 2012 ... première utopie est à incarner en nous-même.

 

Forum Incarner l’Utopie.

 C’est à Aix-les-Bains et sous un ciel incertain habituel des régions montagneuses, qu’a eu lieu le 7-8 et 9 avril le 26 ème Forum Terre du Ciel (1), dont le thème de cette année était : “ Incarner l’Utopie “.

Plus de 500 personnes ont ainsi convergé au Centre des Congrès pourvu d’un amphithéâtre de grande dimension qui a d’ailleurs justifié le prix d’entrée des participants : 110 euros pour les 3 jours, avec la possibilité toutefois de ne payer qu’une seule journée : 35 euros. Problème : il fallait une inscription obligatoire à l’association Terre du Ciel : 30 euros minimum ! 

Pour les avoir fréquenté depuis de nombreuses années, nous savons que les milieux new age ont pour objectif affiché et principal de vouloir changer le monde, un monde qui ne leur convient pas ; et à cette tâche chacun rivalise évidemment de bonne volonté et de bons sentiments. Et nous savons en outre qu’ils n’ont pas toujours eu les pieds sur terre par le passé, ce qui leur a valu, entre autres, quelques désagréments de la part des Autorités…

Ont-ils changé, tous ces gens presents à ce Forum ?

 

Certes, il faut bien reconnaître qu’ils sont “différents” des gens “normaux” des villes… Une “faune” à part ! Ce qui est tout de même déjà agréable ! Vêtements colorés, visages souriants et avenants… Une certaine capacité d’accueil sur les lieux : fontaines d’eau fraiche et grands paniers remplis de pommes bio à la disposition des participants. Tout ceci rendait l’atmosphère et leur fréquentation fort agréable, les personnes étant souples et ne ménageant pas leurs efforts pour satisfaire autrui.

Mais ceci faisait partie du “spectacle” !

En effet, on ne  pouvait s’empêcher de percevoir en elles une certaine vulnérabilité, c’est-à-dire un manque de force d’adaptation aux contacts directs, non planifiés. Qu’en est-il alors de leur aptitude face aux hostilités du monde extérieur, à voir leur manque évident de réalisme ainsi que leur attitude évanescente ou angélique ?… Serait-ce dû, comme on le voit dans les restaurants végétariens, à leurs habitudes alimentaires ? Ou à de trop fréquentes méditations pour “s’échapper” du contexte social réel ?

 

En guise d’ouverture, les quelques mots d’Alain Chevillat nous ont rappelé que l’Association Terre du Ciel, dont il est le président, était un Mouvement Spirituel et solidaire, en étroite relation avec l’Écologie ; et d’insister : un mouvement surtout pas militant !

Il a ensuite défini ce qu’était pour lui “incarner l’utopie”.

Depuis assez longtemps, il s’était demandé pourquoi des choses si évidentes que l’écologie et la vie simple étaient comprises par si peu de gens. Ensuite il fit état du constat partagé par beaucoup, à savoir : “ Refus de la Société moderne, atteinte d’un seuil critique et par conséquent besoin d’autre chose.”

Or nous n'avons pas entendu de réponses franches à cette interrogation basique !

 

Le propos de tous les new-agers, ici ou ailleurs, n’est guère de comprendre les raisons d’une telle situation ; ce qui les caractérise, c’est leur plan émotionnel toujours en vibration, et, toujours, la prétention de pouvoir changer le monde, en donnant l’exemple de leur mode de vie sain et en ne se privant pas de faire le prosélytisme de leurs objectifs… qu’ils prétendent justes et exclusifs.

De même qu’ils ne questionnent pas le peu d’engouement, sinon mental, de la société, pour leur demarche concrète, ils ne se posent non plus guère de questions sur leur propre comportement, n’estimant pas devoir se changer eux-mêmes, ou modifier leur methodes d’ “enrôlement”… Ce serait-là pourtant une démarche logique, puisque, d’une part, maints points qu’ils présentent mériteraient un approfondissement, en fonction de paramètres qu’ils oublient totalement…

 Les  êtres humains “font le monde” ; tous !  Que chacun se rende compte, par conséquent, de sa propre responsabilité  dans l’état de ce monde que tous déplorent, cela pourrait être utile !

Nous voyons, au fil des ans, que bien peu de leçons et d’ajustements dans leurs innombrables discours et textes d’auto-valorisation !

Ils affirment pourtant qu’il faut se changer soi-même avant tout ; ils en ont conscience, mais c’est surtout aux autres auxquels ils pensent en disant cela, puisqu’eux-mêmes se croient positifs et donc sans nul besoin de remises en question.

Agréable, leur contact, certes ! Puisque vivant dans un optimisme et un sentimentalisme aveuglants et de surface, les conflits avec autrui n’existent presque pas … Sauf lorsque l’un d’entre eux est poussé dans les retranchements de son illogisme, de ses notions fausses ou de son manque de pragmatisme,… Nous voyons bien vite alors son agressivité et sa haine refairent surface !

 

Ainsi, Alain Chevillat a continué en affirmant que le Forum existait avant tout à des fins de convergence de personnes qui pensaient, en somme, les mêmes choses mais qui n’osaient point les évoquer en public.

 “Qu’est-ce que ça fait du bien de savoir que je ne suis plus seul(e) à penser ce cette façon là”, “entendons-nous répéter souvent”, dit-il. Il a également rappelé que le fait de ne plus être seul donnait à chacun le courage nécessaire de s’engager et d’entreprendre, et qu‘un nombre croissant de participants aux mêmes objectifs donnait de la crédibilité au Mouvement !  

Comment ne pas percevoir, là encore, un manque de réalisme certain ? !  Pour oser parler de crédibilité d’un tel “mouvement,” dans un monde dominé par les lobbies, par l’argent, c’est-à-dire par l’égoïsme-moi-je-humain des opportunistes comme de leurs victimes, il faut vraiement refuser de regarder autour de soi !

Constat assez illogique de surcroît : comme si un nombre croissant de personnes donnait aux mouvements auquel elles adhèrent des qualités qu’ils n’ont pas ? ! “ Si un aveugle guide un autre aveugle, ne risquent-ils pas de tomber tous les deux dans le même trou ?”, s’inquiètèrent avec justesse les Évangiles des chrétiens !

 

Et comme dans toutes ces “grandes messes” alternatives, nous avons eu droit à l’inévitable intermède musical lénifiant qu’il convient d’écouter religieusement, sans en questionner l’utilité, au-delà du sentimentalisme de l’union béate hypnotique !  Il serait d'ailleurs inconvenant d’émettre une quelconque critique – la critique n’étant pas, pour beaucoup, une preuve d’amour  - alors que pourtant : “ qui aime bien, châtie bien”.

Pierre Rahbi, l’un des pionniers de l’agriculture biologique, est venu ensuite faire le constat catastrophique du monde, avec le bon sens et l’humour qui le caractérisent. Il a notamment évoqué une “sociologie des conscience, le besoin de se “dépouiller de l’histoire alourdissante”, afin de “retrouver son Unité”. Il s’agissait enfin pour lui de “comprendre notre monde”, “l’asservissement à celui-ci” et “l’état d’esprit qui l’a créé”,  afin de “changer de modèle…"

 

De belles paroles certes, et que nul ne songerait à remettre en cause, puisqu’elles ont un fond de vérité…  Mais là est bien le piège !  Elles en ont seulement un fond ! Car la Vérité a plusieurs facettes, évidemment !

Prenons un exemple : “Se dépouiller de l’histoire alourdissante” ? Bien sûr que oui ! Mais ne restons-nous pas alourdis tout de même, en oubliant de nous dépouiller par ailleurs, de tout ce qui mériterait urgemment d’être dépouillé :  nos notions fausses, nos idées arrêtées, et même notre philosophie du dépouillement inefficace, dont nous faisons une chapelle ?

Et plus simplement  : allons-nous rejeter toute l’histoire alourdissante, à la manière prônée par un Krishnamurti ? Dans ce cas, ces rassemblements seraient à éviter aussi, car assoupissants, pour se donner bonne conscience, pour se retrouver entre compagnons d’une même idéologie réconfortante, mais désincarnée.

Il suffit de suivre, de parler et d’observer, comme nous l'avons fait, quelques-uns des participants… et de constater leur manière de vivre quelque peu différente de ces belles idées !

 

Ensuite :  “Retrouver son unité “?  

Quelle “unité” ? Celle que prônent les new agers ? Ah ! Certes, ils seraient bien heureux que tout le monde vivent comme eux, mais, ne vivant généralement pas dans le concret et “le monde”, comment soupçonneraient-ils les problèmes relationnels et conflictuels qui surgiraient immédiatement ! Et comme ils ne lisent guère les témoignages des “alternatifs” qui sont sur le terrain, partout en France et même ailleurs, leurs rêveries ne peuvent que continuer inlassablement...

L’unité mentionnée ici comme idéal, est-elle universelle ? Universellement utile à tous ? Ou n’est-ce point encore une unité parcellaire, fort pratique et confortable intellectuellement, utile à tout ceux qui ne sont point encore capables de se remettre en questions, afin de justement retrouver leur vraie Unité, puisque directement impossible à retrouver par eux-mêmes ?

 

Étaient notamment présentes à ce Forum de nombreuses associations dont certaines témoignaient de leurs réalisations concrètes à petite échelle.

Citons dans le désordre : Klub terre (Kréons ensemble le monde de demain), la société financière de la Nef, organisme de crédits parallèle, association Kokopelli, Le Club de Budapest, les écoles Steiner, le réseau Réagir, Les Amanins, ( Centre agroécologique créé par Pierre Rahbi ), diverse espaces de conférences (comme le forum du 104 rue de Vaugirard à Paris), “d’éveil, de rencontre et de co-création,” comme Terre Unie Vers ; les Éco Habitats groupés (Hélix à Meylan, Le Passage à Grenoble, La Viorne à Villefontaine, ainsi que les lieux de Montreuil et de Meudon ), quelques représentants des “ Villes en transition”, ainsi qu’un organisme  “d’éducation authentique”.

Outre les associations, de nombreuses personnalités de ce milieu étaient également présentes pour apporter leur contribution, durant les trois jours :  Jean-Marie Pelt  ( Fondateur de l’Institut européen d’Écologie ), Annick de Souzenelle ( Mathématicienne, Jungienne et chrétienne orthodoxe ), Philippe Meirieu (Chercheur et écrivain fraçais ), Serge Orru (Directeur général de WWF-France ), Pierre-Yves Albrecht (Philosophe et Thérapeute ), Claude Alphandéry, Alain Aubry (Responsable du Réseau des Colibris ), Sophie Rahbi et Laurent Bouquet (Cofondateurs du Hameau des Buis ), etc.

Cet ensemble d’associations, réunies dans un Forum dense constitué de conférences, d’ateliers corporels, de documents filmés, ajoutait de multiples bases aux rencontres intéressantes, bien que fort rares , qui se font inévitablement et naturellement dans un tel vivier.

 

 Côté positif : toutes les personnes désireuses de “vivre autrement” avaient une certaine cohérence :  collaboration humaine, idées novatrices ( novatrices pour elles seules, car rabâchées depuis plus de 30 par les "Anciens”) ; elles semblaient posséder les outils nécessaires pour entreprendre quelques actions, dans le sens du Renouveau Planétaire auquel de plus en plus de gens souscrivent…  mais que bien peu d'entre eux incarnent ; il n'y a qu'à constater, comme l'on fait certains, le peu d'engouement pour les éco-villages, par exemple : désespérément déserts, alors que situés parfois dans des lieux magnifiques, alors que les propriétaires ne sont pas en manque de moyens !

Côté réaliste (que comprendront ceux qui ne se contentent pas de belle paroles, mais qui vivent les obstacles officiels, humains et “naturels”, et qui ont réalisé les difficultés parfois insurmontables des relations humaines qu'ils ont eu et favorisé par le passé), une seule conclusion : à suivre !

 

 S.R.

 

"Je reviens sur les utopies en recherche de Bonheur ou plus simplement d'un bien-être ou d'un mieux-être pour certains... Aujourd'hui à Paris dans le 18 ème arrondissement, journée festive d'une coopérative alimentaire auto-gérée avec la projection d'un documentaire sur une histoire de la paysannerie bretonne dans un lieu donné de 1970 (avec l'arrivée des citadins pour faire revivre un village déserté par les paysans) à nos jours (avec le départ de ces néo-ruraux remplacés par les "passants", souvent étrangers, dans un système  de gites ruraux)... Intéressante évolution, ou involution (car perte d'un tissu social traditionnel sans passation possible) marquée par la mélancolie de ce qui a été et qui n'est plus... Ce qui nous montre, comme déjà vu, que chaque expérience est unique et porteuse d'enseignements pour celui qui l'a vécue et qui la raconte mais pas forcément pour ceux qui écoutent.
"Rien de nouveau sous le soleil". Des idées récurrentes souvent, le désir de s'en sortir, mais au final, une fois les expériences vécues, comment faire bouger la "masse", pour que cela change (malgré les bonnes volontés)?
Heureusement quelqu'un a pu dire que "cultiver la joie permet de ne pas sombrer dans la tristesse"!
Un excellent livre à ce sujet: "Chez Les Bâtisseurs d'Utopie" Emmanuel- Yves Monin
 

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Published by eco-existence
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